Hello everybody!

Une fois de plus, nous avons eu la chance de nous éclipser quelques jours de l'infernal hiver québécois pour aller refaire le plein de vitamine D sous des cieux plus cléments. Et cette année, notre choix s'est porté sur la Colombie. Depuis Montréal, trop pratique: seulement 5h de vol environ, et aucun décalage horaire! 

Je trouve que ça a été des vacances très reposantes. Pour une fois, on n'avait pas un rythme de visite effréné, malgré les nombreux déplacements que nous avons faits. On a peu roulé, car les grandes distances on les a parcourues en avion. Et oui, en 10 jours, impossible de faire tout ce que l'on voulait en bus! Mais avant de vous raconter notre parcours et vous montrer les photos des choses magnifiques que nous avons vues, je tiens à partager avec vous quelques impressions sur ce pays et quelques anecdotes sur notre séjour:

1. Je vais commencer avec quelques généralités qui n'engagent que moi (*à discuter avec vous, si vous le souhaitez, en commentaires!). J'ai globalement trouvé les colombiens très gentils et accueillants. Dans certains hôtels, on avait même la sensation d'être des clients importants, grâce à certains employés aux petits soins pour nous. Je pense que le fait de parler espagnol avec eux, et non pas anglais, aide à créer un rapprochement plus facilement. On m'avait fait beaucoup peur sur la sécurité et le danger dans certains coins. Alors qu'en fait, il suffit de faire preuve de bon sens et de respect. On ne se promène pas son porte-monnaie à la main, avec le gros appareil photo reflex autour du cou et les bijoux précieux bien visibles, et tout va bien. On ne provoque pas les gens avec un excès de richesse, c'est tout. En Colombie, on dit "no dar papaya", c'est-à-dire ne pas provoquer en agitant ses biens sous leur nez. Logique. Et bien sûr, on suit les conseils des guides en n'allant pas dans certains quartiers des grandes villes et en ne sortant pas le soir à pied. Mais bon, à New York et à Paris c'est la même chose, on ne tente pas le diable dans les quartiers mal famés et pis c'est tout! Au final, ce qui m'aura marqué le plus, c'est le contraste entre le niveau de vie sur la côte caraïbe et dans le reste du pays. Il ressort de la côte une extrême pauvreté, qui se constate par le nombre de mendiants et les gens vivant dans de pauvres cabanes de misère et tentant de survivre en vendant sur le bord de la route des crevettes, des bouteilles d'eau, des mandarines ou des biscuits. Les chevaux tirant leurs charettes sont maigres à en mourir (j'en étais malade...), et les chiens errants sont squelettiques. On a vu le bidonville de Barranquilla, avec ses déchets et ses sacs plastiques qui se déversent dans la rivière. Ca fait mal au coeur . Alors que lorsqu'on se retrouve dans les terres (par exemple dans les deux villages que nous avons faits) on n'a plus du tout cette sensation. Peu de mendicité, pas de chiens errants, aucun vendeur de peine et de misère sur le bord des routes. Par contre, sur le bord des routes, peu importe le coin du pays, il y aura toujours des vaches quelque part, accrochées à leur fil... Bref, ce que j'en retiens, c'est que c'est un pays de contraste, autant pour ses paysages, son climat que pour la vie des habitants.

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2. Parlon un peu bouffe et boisson. On a très bien mangé. Tous nos hôtels offraient le petit dej classique avec assiette de fruits, oeufs brouillés, galette de maïs et café/chocolat. Parfait pour commencer la journée! La bouffe de rue est super aussi, on s'est régalés d'empanadas et de patacones (sorte de chausson et galettes de banane plantain). On a gouté à des plats traditionnels dans les restos, comme la bandeja paisa. Il y a souvent de la viande dans leurs plats, mais il est facile de manger végétarien, j'ai toujours trouvé des alternatives pleines de légumes et de fromage! On a testé toutes les bières (Poker, 3 Cordilleras, Club Colombia, Costenita), de celles de la côte caraïbe (Aguila) à celle des Andes (Andina). Et on a testé les rhum aussi, en particulier le Ron Medellin qui est très doux et sucré (évidemment zou, deux bouteilles dans la valise pour le retour!), ainsi que leur alcool local, l'Aguardiente, fait à partir de canne à sucre, mais aromatisé à l'anis. C'est pas mal, en petit shooter frais. Ah et aussi, j'ai bu des jus de fruits absolument délicieux. Au melon. A la mangue. Ils sont très forts là-dessus! On adorait aller dans les panederias, les boulangeries qui vendent de petits pains moelleux au fromage ou à la canelle. Bref, on a tout le temps super bien bu et mangé!

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3. Les gens au volant sont fous!!! En particulier dans les grandes villes, c'est la loi du plus fort qui s'applique. Il y a un classement implicite de la priorité des usagers, et selon où tu te situes sur cette échelle, tu dois adapter ton utilisation de la chaussée! Ainsi, on commence par l'autobus évidemment, puis le camion, puis les minibus, puis les voitures, puis les motos, puis les charettes à cheval, puis les vélos, pour finir en bas de l'échelle avec les piétons, cela va sans dire! Et tout ceci dans une cacophonie exubérante, car tout se fait au son du klaxon. Une voiture sans klaxon ne peut plus rouler, elle est comme départie de sa 4e roue!! En fait, le colombien klaxonne pour tout: signaler qu'il va doubler, dire bonjour, signaler qu'il est en train de doubler, dire bonjour, t'engeuler si tu ne décolles pas au vert, dire bonjour, signaler qu'il est en train de doubler la voiture qui est en train de te doubler, dire bonjour. Bref, c'est un joyeux bordel, une expérience en soi à vivre si on se sent bien à l'aise derrière un volant! Ah oui, et le concept de ligne continue n'existe pas: ok, c'est un marquage au sol universel, mais à quoi bon??!! En plus, on peut doubler autant par la droite que par la gauche, selon l'opportunité du moment à saisir! Tout ceci est particulièrement vrai sur la côte caraïbe et dans les grandes villes, le pompon pour nous ayant été Barranquilla! On comprend pourquoi les guides déconseillent de conduire. Nous on n'ira pas jusque là, c'est quand même sympa de conduire là-bas, les routes sont bien entretenues et il y a des coins plus calmes. Il faut juste être prêt à un peu de rodéo!

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4. Les routes principales, soit les axes majeurs bien entretenus, sont payants . Et oui! Le pays est truffé de péages! Et ça, pas un blog que l'on avait consulté pour préparer notre voyage n'en avait parlé. Ni même le guide du Petit Futé. Car il faut prévoir un petit budget quand même pour ça. Ce n'est pas à coup de 25 euros le tronçon comme en France, heureusement, mais quand même, il faut le prévoir et avoir son cash en main! Pour vous donner une idée, on a dépensé 139 400 COP en péages, dont 98 200 rien que sur la côte caraïbe. Et oui, en plus c'est paradoxal. C'est là-bas que les gens sont les plus pauvres, mais c'est là-bas que les péages sont les plus chers (11 400 COP par passage contre 8 300 dans les andes). En parlant pauvreté, petite blague en passant: si vous vous demandez ce que sont devenues les Renault 9 de tonton André et de papy Louis lorsqu'ils s'en sont débarrassé en 1992, ne cherchez plus... elles sont en Colombie! Tout comme la Twingo 1ère génération! On en a vu tellement que c'en était drôle !

5. Allez, on reste dans le thème. J'en ai encore des choses à vous dire sur la route. Et pas des moindres. Je vais commencer par le truc cool et malin. Dans certains centres-villes, sur les principaux feux de circulation, ceux qui concernent les grands axes, il y a un compte à rebours, autant pour le feu rouge que pour le feu vert. Comme ça, pas besoin de s'énerver pendant l'attente, on sait exactement pour combien de temps on en a, et pas d'excuse pour griller le feu car on sait quand le vert va prendre fin. Je trouve ça génial comme idée, bien des pays devraient s'en inspirer!

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L'autre truc, il est beaucoup, mais alors beaucoup moins cool. Enfin si, c'est une bonne idée pour lutter contre la pollution citadine, mais quand tu le vis malgré toi, c'est la galère. Si je vous dis Pico y Placa, ça vous parle? Non, évidemment! Et bien nous non plus, jusqu'à notre arrivée à l'agence Avis de Carthagène. Kesako alors? Et bien c'est un système d'interdiction de circuler pour les véhicules, selon le dernier chiffre de leur plaque d'immatriculation, selon le jour de la semaine, du lundi au vendredi. C'est vrai que ça permet de limiter un peu le nombre de voitures en circulation en centre ville. Mais heureusement, l'agence de location essaie de t'accomoder au mieux avec un véhicule dont le chiffre ne correspond pas au jour interdit lorsque tu es de passage en ville. Un casse-tête! Globalement, on s'en est bien sortis, car comme nos parcours étaient déjà prêts, on savait les jours où on avait besoin d'être en ville avec notre voiture et donc on a toujours réussi à avoir une plaque qui nous convenait. SAUF QUE. Le samedi 15 février, on a vécu une première à Bogota: en raison d'un pic de pollution, les autorités ont exceptionnellement décidé d'alterner la circulation pendant le week-end (alors que normalement, c'était zéro stress pour nous, le w-e il n'y a pas de Pico y Placa). Le samedi, jour où nous quittions la ville, c'était interdit pour les plaques impair. Et je vous le donne en mille... on finissait par un 6!!! Un peu inquiets, on a néanmoins suivi notre programme et décidé de prendre la voiture, en croisant les doigts pour que tout se passe bien. L'amende est d'environ 420 000 COP, soit environ 200$CAD. C'est pas une catastrophe, mais ça fait un gros imprévu dans le budget vacances quand même!! Alors sur l'autoroute pour quitter la ville, on a vécu des beaux moments de stress. Toutes les plaques étaient évidemment impair (avec une amende à un tel prix, je peux vous dire que tout le monde respecte!), il y avait des gens qui nous regardaient avec des gros yeux en secouant les mains en signe de "ouh la la". Il y a même une connasse qui nous a pris en photo, pour nous dénoncer (on a appris qu'il y a une application de la police exprès pour ça!!). Et évidemment, on a fini par croiser les flics: on a fait les paniqués, à parler fort tous les deux en même temps, "on savait pas monsieur l'agent, on vous jure, on ne comprend pas on croyait qu'on avait le droit pendant le week-end, c'est juste une voiture de location et on ne roule même pas en ville, on ne veut que quitter la ville!" Bref, ils nous a dit allez-y continuez... on pense qu'on a échappé à la contravention! Ils peuvent immobiliser le véhicule, on a eu chaud!!

6. Je ne peux pas ne pas vous raconter les deux énormes anecdotes que nous avons vécues. Deux bêtises faites par mon chéri! Pour une fois, moi, je n'avais rien à me reprocher!! Rien de grave au final, mais ça aurait pu être la merde. Number one: J1, on a loué notre voiture à Carthagène, on a roulé pendant deux heures pour atteindre notre première escale, Barranquilla. On est posés à l'hôtel, on sirote notre rhum en apéro et on se connecte au wifi. Petit message what's app, de la part d'Avis: une photo du portefeuille de Benoit, avec un mot de l'agent nous disant que Senor Benoit a oublié son portefeuille au bureau de l'agence à l'aéroport!!! Argh !!! Dedans, deux cartes visa, la carte de mutuelle, 200 000 COP, mais surtout le permis de conduire! Heureusement en fait qu'on ne s'était pas rendu compte avant qu'on n'avait plus le portefeuille, car là on aurait paniqué grave en se demandant où il était! Mais là, on savait qu'il était entre de bonnes mains, on avait de l'argent avec nous, j'avais ma carte visa et mon permis. On a juste arrangé avec l'agence de me mettre en 2e conducteur, et l'affaire était arrangée Ouf. Mais le ton était donné, ça sentait les gaffes à plein nez ce séjour. Pas manqué! Number 2: J2, on arrive à Santa Marta, je me gare devant l'auberge de jeunesse pour demander à l'accueil où garer la voiture. Ben m'attend dans la voiture. Enfin non, c'est ça le problème. Il sort de la voiture et ferme la porte, pour se mettre sous la fenêtre et m'écouter parler avec la fille. Je m'approche pour lui dire où se garer, et là je vois son visage déconfit. Il me dit "je ne peux pas. la voiture est fermée". Bin quoi.. ouvre-la! "je ne peux pas. la clef est à l'intérieur!" WHAAAAT???  Et oui, cette voiture (Chevrolet Spark) a un système de code de démarrage dans la clef, une combinaison de chiffres à taper avant d'ouvrir la portière et d'allumer le moteur. Le hic, c'est qu'au bout de 30 secondes d'inactivité, les portières se ferment automatiquement, que la clef soit sur le contact ou non!!! Rooo, la galère.... Heureusement, la responsable à l'accueil était adorable, elle s'est chargé de tous les appels à Avis (qui a un bureau à Santa Marta) et nous a obtenu la venue d'un serrurier. Elle nous a dit de nous détendre et de boire une bière, tranquille, en l'attendant. Ce qu'on a fait. 45 minutes plus tard le mec était là: avec un sac gonflable qu'il glisse dans le haut de la fenêtre, il écarte la porte puis passe son crochet pour soulever le loquet. Et voilà, en 45 secondes c'est réglé. On a signé un petit reçu, bu un coup avec lui (il nous explique que ça arrive TOUS les jours, plusieurs fois par jour, avec des touristes ou non!!). C'est vrai que c'est méga con comme système... Mais voilà, on s'en est bien sortis, ça a été une petite pause avant de retourner nous promener en  ville. J'avais peur de la série noire, on dit toujours jamais 2 sans 3. Mais non, après ça, on n'a plus fait de boulettes!

7. Pour finir, je mentionnerai deux petits moments adorables avec des colombiens. Ces petites rencontres qui marquent un voyage et laissent un petit sourire aux lèvres lorsqu'on repense à son séjour. Le 1er, ça a été une rencontre complètement fortuite, à l'aéroport de Carthagène, alors qu'on attendait notre vol, assis par terre dehors pour profiter de la chaleur avant de passer les contrôles. Un monsieur est venu nous parler un peu et nous a laissé sa carte d'affaires, car il a un business de tourisme. Et au fil de la conversation, on en apprend plus sur lui et sur ses enfants. On lui explique qu'on habite au Canada mais qu'on est français; et là, il se met à chanter la Marseillaise!!! Le visage de Benoit s'illumine... et il se met à chanter avec lui! C'était vraiment touchant comme moment, il était tellement fier ce petit monsieur de pouvoir chanter la Marseillaise, vieux souvenir d'école, avec des français! Un petit moment de bonheur avant de prendre l'avion. L'autre expérience, on la doit à un jeune vendeur de babioles pour touristes, en haut du Monserratte à Bogota. Il avait des porte-clefs avec des feuilles de coca, alors je me suis arrêtée pour regarder: on s'est mis à discuter de ça, il était très sympa, et après quelques blagues sur la cocaïne, il nous a sorti son propre sachet de feuilles et nous en a offert, pour qu'on essaie. On a maché ça avec lui, en écoutant ses explications. C'était super sympa! On ne lui a rien acheté, mais il s'en foutait, c'était un moment de partage, il nous parlait anglais, il semblait super content de pratiquer au lieu de nous répondre en espagnol! Et moi, j'étais ravie d'avoir testé la coca, même si je n'ai pas trop aimé, car je ne suis pas fan du goût d'herbe.

8. Enfin, je me dois d'évoquer ce que j'ai mentionné en titre: les émeraudes! Il y a des boutiques partout! On peut en acheter des brutes, des taillées, et aussi bien sûr des montées. Les meilleures proviennent de la mine de Muzo. Il y en a pour tous les prix, de tout type de qualité. J'ai bien sûr craqué, et mon souvenir de ce séjour est une jolie paire de boucles d'oreilles en grain de café (clin d'oeil, quand tu nous tient!) avec une petite émeraude ronde. Je les adore!

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Allez, fini le blabla. Maintenant, on commence la visite du pays!

Etape 1: La côte caraïbe

Alors là-bas, c'est soleil, chaleur, humidité, belles plages. Et vent! Qu'est-ce qu'il y a comme vent! C'est fou (c'est un spot mondial pour le kite-surf)! A tel point que c'en était compliqué pour moi de garder mon chapeau, car il s'envolait tout le temps. A mon grand dam, car avec le soleil qui tape fort, j'en avais bien besoin! On a longé la côte pour aller à Barranquilla, puis on est montés jusqu'à Santa Marta, petite ville toute mignonne dont on a arpenté les rues avec grand plaisir. On n'a malheureusement pas pu visiter le Parc Naturel Tayrona, car il était fermé par la tribu autochtone Tayrona pendant un mois, afin de permettre la régénération des sols et de la nature. Alors on est allés se baigner à la petite plage Playa Blanca, accessible uniquement en bateau depuis la plage de Rodadero. C'était sympa, on y a fait du snorkeling et vu quelques nouveaux poissons!

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On s'est aussi écartés un peu de la côte pour monter dans la montagne verdoyante, à Minca. Car le long de la côte, les paysages sont très secs, la végétation est aride, les flancs de montagne sont recouverts de cactus.

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Dans le coin de Minca, lorsqu'on s'enfonce dans les terres, la végétation redevient verdoyante, j'avais l'impression de retrouver le côté jungle du Costa Rica. D'ailleurs, il y a des toucans et une vie sauvage abondante!

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 En résumé, de beaux moments de détente et de plaisir de bord de mer. Un début tout en douceur!

Etape 2: Dans le coin de Medellin

On a pris l'avion à Carthagène pour, après un petit 45 minutes de vol, nous retrouver à Medellin. Là, on a loué une voiture pour nous rendre au merveilleux petit village de Guatapé. Tellement folklorique, avec ses bas reliefs colorés sur les murs des maisons, appelés Zocalos, qui retracent des moments historiques ou traditionnels du village. Un petit bijou, un vrai coup de coeur!

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 On a évidemment grimpé les 700 marches de la Piedra del Penol pour aller admirer la vue. Ce rocher est comme un ovni géologique dans la région. De près comme de loin, il est très impressionnant. Et de là-haut, on peut contempler le chapelet d'îles que l'homme a créé en inondant la vallée pour la construction d'un barrage hydraulique en 1978. Des villages entiers ont été noyés, comme par exemple le village de Penol, dont une croix signale l'emplacement de l'église submergée.

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On a aussi fait un petit tour en bateau sur le lac, ce qui nous a permis d'avoir un point de vue différent sur toute cette zone. C'était très sympa, d'autant plus qu'il n'y avait pas vraiment de touriste à ce moment-là, et on avait notre petite barque rien que pour nous, sur le grand lac rien que pour nous!

Etape 3: Dans le coin de Bogota

Changement de décor: on a pris l'avion à Medellin pour nous rendre à Bogota. En une heure c'est plié, trop bien (par la route, c'est 8 heures!). Là, je vous passerai les détails sur le méga plan galère qu'on a vécu avec notre hôtel qui n'avait pas de parking (dans Bogota, comme dans la plupart des centres-villes en fait, même les plus modestes, il est interdit de se garer dans la rue). En gros, on n'a pas eu de bol avec le stationnement souterrain qu'on avait trouvé à côté de l'hôtel, car à partir du vendredi matin, le tarif forfaitaire par demi-journée prend fin, et on passe à une tarification à la minute de 105 pesos! Oui, vous avez bien lu, à la minute !! Et en plus le service de parking de nuit n'est pas possible! Bref, on a galéré, mais on a trouvé un plan avec un mec sympa, pas trop loin de l'hôtel, qui nous a pris notre voiture pour la nuit (c'était tout bénef pour lui !). Ce qu'il faut retenir de cet épisode: ne pas venir en voiture à Bogota! Heureusement, on y a passé une belle journée: le matin on a visité LE musée de l'or. J'en avais lu beaucoup de bien, et je confirme, il est vraiment super. Très éducatif et avec des oeuvres magnifiques, on en prend plein les mirettes!

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On a ensuite arpenté les rues de la vieille ville, la Candeleria. C'est plein de touristes, l'ambiance est très agréable. Les monuments historiques sont superbes. On est tombé sur le musée Botero (gratuit), qui est vraiment riche d'oeuvres originales. Tout fut une belle découverte.

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 Pour finir, en bons touristes que nous sommes, on a pris le funiculaire pour monter en haut du Monserratte et aller admirer la vue sur la ville. C'est impressionnant, c'est vrai. Mais comme vous pourrez le constater, les photos sont comme voilées: la fameuse couche de pollution était bel et bien là, celle qui allait nous causer tant de soucis le lendemain !! 

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 Contrairement à nos autres visites, nous avons vécu des moments galère à Bogota. Le 1er contact n'a pas été très positif. A cause du souci de stationnement présenté ci-haut. A cause de l'angoisse du Pico y Placa impromptu en plein week-end. Mais aussi à cause du transport en commun. Mon dieu quel bordel. On voulait juste se rendre de notre hôtel au musée de l'or... ça a été une vraie épreuve, le réseau est incompréhensible! Heureusement nous avons, autant à l'aller qu'au retour, trouvé des âmes charitables qui ont vu la petite inquiétude dans nos yeux et nous ont guidés sur le réseau, dont même une dame qui nous a accompagnés dans le tunnel de la correspondance pour prendre l'autre bus. C'était tellement gentil! Mais bon, le bilan de ça, c'est que prendre le putain de bus de la voie express, c'est méchamment compliqué. Ok, c'est vraiment pas cher, mais sauter dans un taxi vous causera moins de souci!

La soirée s'est terminée dans notre quartier, la Zona Rosa, zone touristique et bobo très sécuritaire, dans la Microbrasserie fondée à Bogota, la BBC, une institution locale. Une bonne bière et un bon petit plat typique dans le ventre, on était prêts à rentrer fermer la valise pour le départ du lendemain matin. Direction Zipaquira et sa cathédrale de sel. Une merveille. C'est un lieu très impressionnant: les ouvriers de la mine de sel ont construit dans les galeries abandonnées un chemin de croix menant à une cathédrale et une chapelle. Le tout est mis en valeur par des jeux de lumière savamment élaborés. Ce décor de sel est tout simplement extraordinaire! C'est sans conteste l'attraction touristique la plus chère de notre séjour (65 000 pesos par personne!), mais sûrement l'une des plus inoubliables!

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 Après cette belle visite, on a repris la route direction notre étape finale: Villa de Leyva. Ce village, niché au coeur de la montagne andine, est adorable. Tout le contraire de Guatapé. Aucune couleur. En fait, tous les murs sont d'un blanc pur, et les maisons ont des fenêtres et des balcons en bois. Les rues ne sont faites que de gros pavés. Ca a un charme fou! Et que dire de la place centrale, la plus grande du pays. Surdimensionnée, elle est le point névralgique de la ville, tout le monde (locaux et touristes) s'y retrouve pour boire un verre, manger une glace et discuter. Il y a une ambiance très conviviale et chaleureuse dans ce village, une sérénité particulière, un rythme paisible qui contraste avec le reste du pays. C'est exactement ce que les gens viennent y chercher. Et c'est la raison pour laquelle ça restera un village inoubliable.

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 Sur la route du retour, on a fait une petite escale à Raquira, la capitale colombienne de la poterie. C'est vraiment mignon, la rue principale regorge de boutiques souvenirs qui débordent de poteries de tout style et de toute taille! Même la place centrale rend hommage à cet art avec des sculptures. On n'a pas manqué de rapporter notre petit souvenir, évidemment !

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 Etape 4: Carthagène des Indes

La fin de notre séjour s'est passée là où tout avait commencé: à Carthagène. Cette fois, c'est en piéton que nous avons exploré la ville, plus besoin de voiture. Notre petit hôtel, bien placé au nord du quartier Getsemani, nous permettait de rejoindre le centre historique en 5 petites minutes!

D'ailleurs, c'est lors de ce trajet que nous avons eu la chance extraordinaire de voir des animaux auxquels on ne s'attendait pas. En traversant le parc Centenario, on a pu observer des singes Tamarins, des iguanes géants et surtout, une maman paresseux et son bébé. Magique !!! (quand on y pense, c'est fou, on a bien plus profité du paresseux ici que lors de notre séjour au Costa Rica, alors qu'il y en a partout...mais ils sont cachés!!!)

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Alors Carthagène, pas de mystère: c'est un coup de coeur! Le centre historique est absolument magnifique. Il a été classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, et lorsqu'on en arpente les rues et ruelles, on comprend bien pourquoi.

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Que de façades multicolores, autant pour les maisons, les commerces, les églises ou les universités: le jaune, le bleu, l'ocre, le rose et le rouge se mélangent pour le plus grand bonheur des yeux. Des bâtiments historiques et des murailles (la ville a une histoire très riche, entre les attaques de pirates et la traite des esclaves). Des rues étroites pleines de petits commerces. La gentillesse des commerçants. La bonne humeur générale. La bouffe de rue délicieuse. Tout fait que séjourner à Carthagène est agréable. Et en plus, la météo est extraordinaire: vive la côte Caraïbe!!

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Afin d'explorer la ville sur un plus grand périmètre, nous avons loué des vélos pendant une après-midi. Super pratique et très agréable. Ca nous a permis de nous excentrer pour aller dans le coin de Bocagrande. Pas que ce soit particulièrement beau, au contraire, ce n'est qu'une presqu'île constituée d'une longue enfilade de tours d'hôtels. Mais là-bas, les vents sont moins violents et il y a une baie qui permet de se baigner dans des eaux plus calmes. Nous sommes allés à Playa Bomba, où le doux sable gris s'étend à perte de vue. Pas un caillou pour se blesser les pieds, pas une grosse vague pour vous déstabiliser. On a même loué une petite tente bleue avec deux chaises de plage, pour nous mettre à l'ombre et lire tranquillement. J'ai a-do-ré.

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On a aussi fait la visite de l'incontournable Castillo San Felipe. Sous un soleil de plomb. C'est un bel endroit, on en apprend plus sur l'histoire de la ville, l'édification et la raison d'être des fortifications et du château.

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Conclusion: Carthagène reste pour moi un incontournable de la Colombie, et je ne peux que recommander d'y passer quelques jours.

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Mes bons plans hôtels 

Nous avons eu la chance de ne vivre que de bonnes expériences hôtelières. Tout était très correct, voire plus. Ce que j'ai adoré, c'est que les colombiens ont l'air d'apprécier les matelas durs: aucun problème de matelas tout mou et défoncé, aucun mal de dos au matin... j'adore!! Nous ne choisissons que des hôtels avec parking et avec petit-déj inclus, c'est avec plaisir que je partage mes préférés avec vous ici. Tous étaient à moins de 100$ la nuit, certains même dans les 50$ la nuit. Ce qui a été très agréable aussi, c'est l'accueil particulièrement chaleureux qu'on nous a réservé. On se sentait importants, choyés, le personnel veut tout faire pour que notre séjour se passe au mieux. Tellement appréciable!

Le plus original est celui près de Santa Marta, à Rodadero. C'est l'auberge de jeunesse Casa del Ritmo. Ambiance musicale, murs colorés, animaux dans la cour, plantes vertes partout, jacuzzi pour bain de pied rafraichissant, alcool pas cher et resto végétarien. C'est simple et convivial. On s'y sent bien. Pas d'eau chaude cependant (mais dans les Caraïbes, ce n'est pas trop grave!!).

casa del ritmo

 On a aussi beaucoup aimé notre hôtel de Guatapé, le Oak Tree House. Un peu à l'écart du centre ville (mais en à peine 10 min à pied, le pont est franchi et on y est!), l'auberge est calme et charmante. Plein de pièces communes pour le jeu ou la détente, une belle terrasse pour le petit-dej le matin, et eau chaude. On a beaucoup aimé.

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Pour finir, on recommande aussi l'hotel Villa del Angel, à Villa de Leyva. Maison typique avec les balcons en bois. Lit king ultra confortable et salle de bain avec eau chaude. Petit-dej délicieux. Un bel endroit.

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 Sur ce, je vous quitte en musique. A chaque road trip dans un pays étranger, on passe tellement de temps en voiture qu'on se retrouve toujours avec LA chanson des vacances, celle qui marque notre séjour. Et bien cette fois n'a pas dérogé à la règle: je vous présente le colombien Yeison Jimenez avec Aventurero. Rien d'extraordinaire comme chanson, mais je vous jure qu'avec le son à fond et chantée fenêtres ouvertes sous 32°, ça fait son effet local !!!

Comme d'habitude, je vous propose de voir encore bien plus de photos en cliquant ici pour accéder à mon album colombien. A bientôt les p'tits loups, pour une prochaine aventure !